Il y a quelques années encore, je me serais probablement inquiétée.
Pourquoi ai-je moins envie de tricoter ?
Pourquoi ce projet qui me passionnait il y a quelques mois me laisse-t-il aujourd'hui indifférente ?
Pourquoi ai-je soudain envie de dessiner alors que mes aiguilles m'attendent dans l'atelier ?
Aujourd'hui, je sais que c'est simplement ma façon de fonctionner.
Je ne vis pas seulement au rythme des saisons extérieures. Je vis aussi au rythme de mes saisons intérieures.
Certaines périodes sont propices aux grands projets créatifs. D'autres m'invitent davantage à l'organisation, à la réflexion ou à la découverte de nouvelles activités.
Et plus j'apprends à respecter ces mouvements, plus je me sens alignée.
Cet été en est une belle illustration.
Une page qui se tourne : j'ai récemment terminé le lion lors des séances d'apprentissage avec Zoé. Et comme souvent lorsque j'achève un projet important, je ressens un mélange de satisfaction et de nostalgie. Le lion en question a été adopté le soir même par une amie! J'ai adoré déchiffrer les explications tortueuses de ce kit vendu chez Action. Au final, le résultat est sympa, et le plus important: Zoé est officiellement crochet addict! Elle ne s'arrête plus!
En ce moment, je ressens moins le besoin de produire et davantage celui d'explorer. J'ai repris mes crayons, pour refaire un arbre généalogique "à jour" pour ma grand-mère. Je travaille sur les amigurumis K-pop proposés par Cat'sCréa. J'ai presque terminé Mira, il me reste l'assemblage des cheveux et les deux couettes. Je pourrais ainsi commencer Zoey et Rumi, en même temps, je pense!
Dimanche, lors d'un vide-grenier, j'ai fait l'acquisition du puzzle impossible des Minions. J'ai trop longtemps négligé ce loisirs essentiel pour moi. Je vais remettre rapidement un puzzle en route!
J' ai également démarré le CAL Fika, tranquillement, sans pression. Il s'agit d'un CAL proposé par Annette Petavy.
Il y a quelques années, j'aurais peut-être considéré cette diversité comme un manque de discipline. Aujourd'hui, je la vois comme une richesse.
J'aime avoir plusieurs projets en parallèle. J'aime pouvoir choisir celui qui correspond à mon humeur du jour. J'aime passer d'un univers à l'autre selon mon énergie et mes envies.
Ce fonctionnement me ressemble.
Et surtout, il me permet de conserver intacte cette petite étincelle qui transforme une activité en plaisir plutôt qu'en obligation.
L'été est souvent présenté comme une saison où il faut profiter, sortir, voyager, multiplier les activités.
Pour moi, c'est surtout une période de ralentissement.
Une période où je peux prendre du recul sur les mois écoulés.
Depuis le début de l'année, j'ai beaucoup travaillé à structurer mon quotidien. J'ai construit des outils, mis en place des suivis, créé des rituels (ce sont des routines mais avec de l'intention), organisé mes projets professionnels et personnels.
Tout cela m'aide énormément.
Mais je ressens aujourd'hui le besoin d'aller un peu plus loin.
Non pas en ajoutant davantage d'outils ou de contraintes.
Au contraire.
J'ai envie d'observer ce qui me soutient réellement.
Quelles habitudes me facilitent la vie ?
Quels outils me donnent de l'énergie ?
Quels projets ont encore leur place ?
Lesquels peuvent attendre ?
J'ai envie de simplifier encore davantage ce qui peut l'être afin que mon système soit au service de ma vie, et non l'inverse.
Mon objectif? Construire une rentrée qui me ressemble. Je ne prépare pas seulement la rentrée de septembre.
Je prépare aussi la personne que j'ai envie d'être à la rentrée.
Une personne qui continue d'avancer sur ses projets sans s'épuiser.
Une personne qui laisse de la place à la créativité.
Une personne qui accepte que ses envies changent.
Une personne qui sait qu'il est possible d'être organisée sans devenir rigide.
Finalement, cet été n'est pas une pause dans mes projets.
C'est une étape de construction.
Une saison discrète mais essentielle.
Une saison où je prends soin des fondations pour que tout le reste puisse grandir sereinement.
Après tout, la créativité n'est pas un chemin rectiligne. Elle ressemble davantage à un jardin qui fleurit différemment au fil des mois.
Je reviens aujourd’hui, après un peu plus de trois mois. Une saison, avec deux deuils en cours.
Selon les personnes, c’est plus ou moins long, plus ou moins douloureux.
Chez moi, c’est un travail en profondeur. Un devoir de mémoire, à ma façon. Selon ce qui m’a été transmis.
Mon dernier article date d’un moment très particulier. Un moment où les mots étaient là pour accompagner le chagrin, sans chercher à l’expliquer.
Depuis, il ne s’est pas passé quelque chose. C’est plutôt moi qui ai choisi de ralentir.
Pour me préserver. Pour absorber les changements.
Ne pas aller trop vite. Ne pas remplir. Laisser de l’espace.
Petit à petit, quelque chose s’est posé.
Dans mon quotidien, j’ai commencé à faire de la place. Dans ma maison. Dans mes projets. Dans ma manière de fonctionner.
Moins accumuler. Moins m’éparpiller. Revenir à une chose à la fois.
Ce n’est pas spectaculaire. Mais c’est apaisant.
Dans cet élan, l’atelier tricot a pris une place particulière. J’y retrouve un rythme différent. Plus lent. Plus respectueux. Un projet à la fois. Après un sapin spin, en ce moment, c’est un kit lion, le même que mon élève Zoé. Il avance au fil des séances, sans urgence, sans objectif à atteindre absolument.
Juste le plaisir de faire, maille après maille. Et finalement, tout se rejoint là.
Accepter de ne pas aller plus vite que le mouvement. Faire confiance au temps.
À la maison aussi, quelque chose a émergé. Un atelier.
Il n’existait pas vraiment jusqu’ici, ou plutôt il n’était pas défini.
Le fait d’avoir récupéré des affaires de ma grand-mère a été un déclic.
Il était temps de créer un espace qui me ressemble. Un espace pour accueillir mes projets, les voir exister, et ne plus me limiter. Alors j’ai commencé à faire de la place. Trier. Réorganiser. Pas tout d’un coup, mais avec intention. Et peu à peu, cet espace devient plus qu’un lieu. Il devient un prolongement de moi.
Il ne sera pas parfait. Il demandera des ajustements. Mais déjà, quelque chose s’est libéré.
Mon esprit est moins encombré. Le blocage invisible lié à la recherche des outils et matériaux a disparu.
Je ne faisais plus, parce que c’était trop coûteux mentalement.
Aujourd’hui, il y a une place pour les idées. Une place pour créer. J’avance selon mes envies.
Sans limite de temps. Sans pression. Je ne cherche plus à être productive. Je cherche le plaisir de faire.
Dans ce nouvel équilibre, les projets trouvent leur place différemment.
Un élan est né d'un petit projet imprévu, pour les 50 ans d'une nouvelle amitié. Comme quoi, il faut toujours laisser la porte entrouverte à de nouvelles rencontres! Il s'agit de Valérie, une amie commune de Lydie. Lors du décès de cette dernière, c'est moi qui l'ai avertie pour qu'elle puisse venir nous accompagner. Ensuite, les évènements nous ont rapprochées petit à petit. Désormais, nous faisons des sorties ensemble, avec les filles de Lydie, Hélène et Cécile. Une séance de théâtre, un repas, et d'autres moments sont en cours d'organisation. Pour elle, une paire de boucle d'oreilles, en deux moments choisis.
Dans mon panier, un petit projet avance au milieu du rangement : un CAL de Cat’s Créa, Mira, une petite bambola K-pop. Pour le moment, je n’en commence pas d’autres.
Je note les idées qui émergent, et je les laisse reposer.
Quand on trie, on découvre beaucoup de possibles. Avant, j’aurais voulu tout lancer en même temps.
Aujourd’hui, je préfère attendre le bon moment. Un pas après l’autre.
Côté puzzles, c’est plus calme depuis décembre. Je m’y suis moins investie.
Seulement deux : un puzzle énigme, et un emprunté.
La semaine dernière, lors de ma séance à la bibliothèque, j’ai pris le temps d’assembler quelques pièces sur un puzzle participatif. Et j’en ai aussi emprunté deux de 500 pièces. Des formats rapides à faire, exactement ce dont j’ai besoin en ce moment. Des projets simples. Sans pression. Juste pour le plaisir.
Je voulais aussi remercier Nelly Chadanel, qui m’a recontactée. Le livre du voyage du roman à cadeaux est arrivé sur mon chevet au bon moment. Je vais participer à un premier sac, simplement. Pour la suite, je prendrai le temps de réfléchir. Je ne veux plus retomber dans des contraintes de “faire”. Je préfère rester à l’écoute. Et choisir en conscience.
Aujourd’hui, je me sens plus apaisée. Rien n’est figé. Mais quelque chose s’est allégé.
Il y a moins de bruit. Moins de pression. Plus d’espace. Pour respirer. Créer. Être.
Je ne sais pas encore où tout cela me mène. Et ce n’est pas grave. Je continue d’avancer autrement.
Plus doucement. Plus consciemment. Et pour la première fois depuis longtemps, cela me suffit.
je n'ai pas publié ces derniers temps. Pourtant, j'en ai des choses à raconter. J'en étais resté à une vie paisible retrouvée, et bien, les évènements en ont décidés autrement.
J'ai été mise à l'épreuve, à deux reprises et à deux semaines d'intervalle. Mon grand-père, dont l'état de santé s'est vite dégradé nous a quitté après moins de 3 semaines d'hospitalisation. Un premier choc, il avait 90 ans, conduisait toujours et faisait son jardin. Je lui ai écrit un beau texte hommage, lu lors de la cérémonie. Et la semaine dernière, c'est une amie, que j'ai accompagné dans son dernier souffle. 68 ans, elle laisse un mari et ses deux filles, mes meilleures amies, dans la peine. Je suis encore sous le choc, même si je suis bien consciente de la réalité. Cette femme a contribué à mon amélioration de vie, en me conseillant et me recommandant mon employeur actuel.
Mais la vie continue, avec ses hauts et ses bas. Je continue de prendre soin de moi. J'ai essayé de tricoter un peu, mais ça me demande encore trop d'attention. Cependant, j'accompagne mes élèves dans leurs apprentissages, et ça fonctionne bien! J'en suis très contente. Zoé a réalisé la broderie et l'assemblage de la lune. Ensuite, elle a entièrement réalisé la pendouille sapin. Ils progressent tous à leur rythme, selon leur envie!
Pour me raccrocher, je continue de faire des puzzles. Ca m'apaise, et je suis dans quelque chose que je maîtrise.
Celui-ci est très particulier, voici la situation avant, il s'agit du poster.
Et le modèle terminé. J'ai adoré, c'est un emprunt à la ludothèque, je vais en refaire d'autres! Il s'agit d'une série de Iello, puzzle Twist. On assemble la scène d'après!
Pour 2026, je me suis constitué une liste de créativité, je verrai bien si j'arrive à suivre le rythme léger que je vais appliquer.
En tout cas, mon vœu de Noël a été exaucé: il a neigé le 25 décembre!
Il y a un rythme qu’on attend parfois pendant des années.
Celui qui ne s’impose pas, mais qui s’invite doucement, comme une respiration naturelle.
Après tant de semaines à rattraper le temps, je sens enfin le fil se dérouler sans effort.
Les journées s’enchaînent sans heurt, les projets avancent dans la légèreté, et je redécouvre ce plaisir simple : créer sans courir.
Dans ce nouvel élan, même mes puzzles reprennent vie. Chaque pièce trouve sa place, comme les instants de ma semaine.
Atelier tricot : les élèves et la lune amigurumi
À l’atelier, mes élèves poursuivent leurs créations avec enthousiasme.
Zoé, 12 ans, s’est lancée dans une adorable lune amigurumi, issue d’un des ouvrages. J'ai choisi ce modèle pour appréhender les augmentations et ainsi réaliser son premier modèle. J'ai réalisé la lune pour lui permettre d'apprendre à coudre et broder, avant la pause des vacances.
J’adore la voir progresser — ses mains racontent déjà des histoires de patience et de poésie.
Avancée du CAL Tilleul et échanges créatifs
De mon côté, le CAL Tilleul se déploie au fil des mailles.
Les visios initiées par Annette Petavy, la créatrice des modèles d’été, sont devenues de véritables parenthèses d’échange et de partage.
Quelle joie de tricoter ensemble, à travers les kilomètres : Annette en Suède, une participante à Lyon, une autre en Martinique, et moi, tranquille à côté d’Angers.
Des liens fins, mais solides, comme la laine entre nos doigts.
Accueillir le temps et la fluidité
Ce rythme tant attendu m’apprend qu’il n’y a pas de course à gagner, seulement des instants à habiter.
Entre deux mailles, une pause, un sourire échangé à travers un écran, je redécouvre la joie tranquille d’avancer sans me presser.
Chaque journée me rappelle que créer, c’est vivre — pas cocher une case.
Et dans ce nouvel équilibre, tout trouve sa place : le travail, la détente, les projets, et même les petits imprévus.
Je ne cherche plus à tout rattraper.
J’accueille ce qui vient, je célèbre ce qui est fait.
Sur mon nuage, le temps n’est plus un adversaire, mais un compagnon.
Depuis quelque temps, une baisse de volume horaire se profilait pour mon activité salariée. Une demande amorcée depuis six mois, longuement mûrie, et qui commence enfin à se concrétiser. Ce changement, loin d’être anodin, me permet d’entrevoir un rythme plus apaisé, plus respectueux de mon équilibre. J’apprends à poser des limites, à savourer les moments de respiration, et à accueillir le temps libre comme un espace fertile.
Dans ce contexte plus doux, j’ai eu la chance de vivre une rencontre inspirante : celle de Carole Rampinetta. J’avais découvert son univers à travers le puzzle Commedia, et j’ai eu le bonheur de la rencontrer en personne. Carole m’a dédicacé son livre Mon petit monde coloré, un ouvrage lumineux où elle partage sa vision de la couleur et ses techniques mixtes. J'ai également craqué sur un de ses puzzles: world of birds.
Lors de cet atelier, j’ai pu essayer l’aquarelle. Un moment hors du temps, malgré un état général un peu brouillé — ce fameux brouillard qui s’invite parfois sans prévenir. Pourtant, au contact de l’eau et des pigments, tout s’est un peu éclairci. C’était doux, fluide, libérateur.
Côté créativité, une jolie reprise s’installe doucement. À l’association, j’accueille désormais trois élèves, âgés de 6 à 12 ans, pour des ateliers manuels. Leur enthousiasme est communicatif : entre rires, curiosité et découvertes, je retrouve le plaisir de transmettre et d’encourager les petites mains à créer.
Et puis, sur ma table, un puzzle de tulipes vient de fleurir. Chaque pièce posée a été une respiration, une invitation à la patience et à la lenteur. Le voir terminé me remplit d’une satisfaction paisible. Comme un symbole d’un cycle qui s’achève pour en ouvrir un autre, empreint de douceur et de sens.
Reste à choisir le prochain puzzle… et à me laisser guider par celui qui m’appellera, c'est chose faite avec un des deux puzzles offert par une cliente adorable!
Mais j'avoue que le deuxième me fait plus qu'envie! Il va être tellement beau à faire!
J'ai également remis mon crochet en route, je continue mon CAL de l'été, d'Annette Petavy!
En filigrane de tout cela, je sens se dessiner quelque chose de plus profond : une forme d’alignement intérieur. C’est difficile à décrire, presque étrange, mais c’était attendu. Comme si les pièces de ma vie commençaient, elles aussi, à se remettre en place. Ni trop vite, ni trop fort. Juste… au bon endroit.
Cet été, j’ai décidé de me faire plaisir et de me reconnecter à mes loisirs préférés. Et il se passe toujours quelque chose qui me fait sourire…
Le CAL Tilleul : la maille rebelle
J’ai enfin débloqué mon CAL Tilleul ! Après avoir défait un rang un nombre incalculable de fois (et juré intérieurement contre cette maille fugueuse 😅), j’ai compris que l’oubli venait… du rang précédent ! Ah, ces petites malignes… Quelle satisfaction quand tout s’aligne enfin ! Une vraie petite victoire qui me rappelle que dans le tricot, la patience et le calme sont mes meilleurs alliés.
Le troc puzzle : mission organisation
J’ai aussi participé au troc puzzle de la médiathèque. Trois puzzles échangés avec succès… mais surprise : ils n’acceptent que ceux avec boîte et image. Les autres ? Je les garde précieusement pour moi. Et là, petite mission personnelle : les refaire, les photographier, et glisser chaque image dans son sachet. C’est un plaisir un peu minutieux, mais tellement satisfaisant de voir chaque puzzle prêt à repartir pour une nouvelle aventure !
J'ai pu échanger 3 puzzles, dont celui du dessus. Et voici mes 3 nouvelles acquisitions:
J'ai commencé à l'instant le dernier, les pièces sont triées. Je retourne à ma navigation entre lecture, puzzle, tricot et TV...
Ces moments créatifs, entre maille rebelle et petits casse-têtes bien rangés, sont pour moi de vraies bulles de bonheur. Pas de stress, juste le plaisir de créer, d’organiser, et de savourer le fruit de mes efforts… avec un grand sourire à chaque étape ! 😄
Depuis mon dernier article, les journées ont filé comme un roman qu’on ne veut pas lâcher.
L’élan des puzzles m’a entraînée vers un autre chantier : le rangement de ma chambre. Une pièce qui respire mieux, et moi avec.
En parallèle, j’ai ouvert un gros dossier : le tri de mes livres. Une mission à la fois douce et exigeante, que je découpe en petites étapes. Comme si chaque pile allégée me permettait de faire un peu plus de place à de nouvelles histoires.
Côté lecture, un roman terminé, savouré jusqu’à la dernière ligne. Il s'agit du premier Before, de la série AFTER, et bien, je préfère la version before de l'histoire, du poinr de vue de Hardin!
Côté crochet, le CAL Tilleul pousse ses mailles tranquillement, même si mon crochet n’a pas toujours suivi le rythme prévu.
En effet, il y a eu la reprise du travail salarié… pas la partie la plus légère de ces derniers jours. Mais je me répète que c’est comme pour le tri : un pas après l’autre. Je place mes priorités à mon bien-être, à mon repos, en assurant au mieux mon professionnalisme. Mes efforts paient déjà aujourd'hui, car le temps passé à structurer me permet d'allèger mon esprit et ainsi d'être moins fatiguée.
En somme, ces derniers jours ont mêlé rangement, création, lecture et adaptation. Un mélange parfois dense, parfois léger… comme la vie.
Et comme le troc puzzle approche, je vais entamer mon nouveau puzzle.
Cette semaine a eu un parfum particulier. Celui d’un été qui s’installe doucement dans la maison, entre poussières soulevées, pelotes déroulées et petits plaisirs accomplis. J’avais envie de poser ici ce que j’ai traversé, poursuivi, terminé – ces fils rouges qui me guident et me nourrissent pendant mes vacances.
Un puzzle terminé… et une satisfaction douce
C’est un peu comme un souffle qui se pose : cette dernière pièce enclenchée a résonné comme une note finale délicate. J’ai terminé mon puzzle de la semaine, et avec lui, c’est une forme de concentration méditative qui s’achève. Il me reste quelques puzzles à vérifier pour une seconde vie lors du troc de la médiathèque à la rentrée.
Du tri qui allège, lentement mais sûrement
La poursuite du tri continue. Chambre, étagères, coins oubliés... J’avance pièce par pièce, parfois dans le désordre, mais toujours avec cette envie de rendre mon intérieur plus fluide, plus juste. Je découvre, je retrouve, je décide. Ce tri-là, c’est un peu le miroir de mes pensées : remettre de l’ordre pour se sentir mieux, à l’intérieur comme à l’extérieur.
Après les puzzles, c'est le tour des livres. Ce sera un long travail, mais il est temps de s'y mettre, car l'accès au dressing s'avère compliqué! J'en profite pour mieux organiser ce dernier, pour y voir plus clair. Le tri a déjà été fait l'an passé pour celui-ci, donc c'est juste une révision rapide.
Deux projets créatifs, un équilibre trouvé
Côté crochet, la semaine a été belle.
Le CAL Tilleul continue de m’émerveiller : j’ai terminé l’étape 2 et j’ai rangé soigneusement l’étape 3 dans mon sac dédié, prête à être entamée. Le motif est absolument sublime, c’est un vrai plaisir de voir le projet prendre forme.
Le CAL Au bord de la rivière a retrouvé une place dans ma routine. J’avais mis ce projet en pause l’an dernier. Je reprends l’étape 3 au rang 8, avec sérénité et joie. Toutes les étapes sont imprimées, prêtes à m’accompagner au fil de l’eau…
Et après ?
Je poursuis mes projets sans pression. Le tri reste mon fil conducteur du mois, avec une place pour la création, l’introspection, et des moments plus légers. Le puzzle terminé m’a donné envie d’en ressortir un autre… mais chaque chose en son temps.
Merci de suivre ces chroniques d’été, elles m’aident à poser mes pas, à ralentir, à savourer.
Juillet a ce goût particulier de liberté. C’est la pause méritée, celle qui me permet de souffler, de choisir mes rythmes, de ne rien faire... ou plutôt de faire exactement ce que je veux.
Parmi mes grands projets de cœur de ce mois-ci, j’ai décidé de reprendre la main sur mes espaces créatifs. Cela passe par deux grands gestes : le tri et la création. L’un libère, l’autre enrichit.
Tri de puzzles : mission accomplie !
Il y a quelques jours, j’ai trié l’ensemble de mes puzzles : ceux à garder, à donner, à troquer… et même ceux à vérifier ou à réparer. Un vrai travail de fourmi, mais quel plaisir de voir enfin clair !
J’ai utilisé une fiche de référencement pour tout noter, et je me suis fixée des règles simples :
Ce que je veux refaire, je garde
Ce que je n’ai jamais fini ou qui ne m’inspire plus, je laisse partir
Les puzzles sans boîte seront rangés autrement, en poches zippées avec photo imprimée
C’est une libération d’espace, mais aussi une invitation à mieux choisir mes moments de jeu à l’avenir. Ce tri marque la fin d’un chantier… et le début du plaisir.
Trois projets créatifs au crochet
En parallèle, mes mains ont besoin de créer. Et cet été, je me suis engagée auprès de moi-même à avancer trois projets au crochet qui me tiennent à cœur :
1. CAL “Au bord de la rivière” – à terminer
Commencé l’été dernier, ce crochet-along m’avait enchantée. Il reste quelques étapes que je veux finaliser ce mois-ci, pour boucler ce projet doux et lui offrir enfin sa place.
2. CAL “À l’ombre du tilleul” – en cours
Ce nouveau CAL a démarré le 9 juillet avec l’échantillon. Chaque vendredi, une nouvelle étape est publiée. Un rendez-vous hebdomadaire avec moi-même, pour savourer le calme, la beauté, la régularité des points.
3. Marché de Noël – Boîtes tricotées
Je prépare des boîtes à projets pour le marché de Noël du 6 décembre
Une licorne (bras en cours !)
Un éléphant
Une poupée
Un léopard
Chaque projet est rangé avec soin, suivi dans une fiche dédiée avec photos, objectifs et moments de satisfaction. Cela me permet d’avancer sans pression, avec clarté et envie.
Pourquoi ce programme me nourrit
Ces actions sont bien plus qu’un simple “tri” ou des “projets créatifs” :
Elles sont un acte de recentrage, une affirmation de ce que j’aime, une façon de me dire :
> “Je choisis ce que je garde. Je choisis ce que je crée. Je choisis de me faire du bien.”
Et maintenant?
Je regarde devant moi, je continue mes activités de tri, je fais du puzzle, et je crochète! A la semaine prochaine pour mes avancées!
Même si physiquement et psychologiquement je suis épanouie par la nouvelle vie que je me construis chaque jour, il me restait un blocage émotionnel.
Et voilà que celui-ci vient de se lever cette semaine! Mon ancien patron a été obligé de vendre son entreprise! Et ça me soulage d'émotions que je ne soupçonnais pas du tout!
En ce moment, je range, je nettoie, je travaille, je me repose. Je tricote peu. Voici mon avancée sur les mitaines:
Si je suis bien motivée, je devrais terminer la première mitaine d'ici la fin de semaine prochaine!
Et j'ai vérifié pour la ludothèque qu'il manquait des pièces à un puzzle:
Et je ne sais plus si j'avais montré celui-ci, par une créatrice de ma ville, que je vais pouvoir rencontrer en septembre!